Télérupteur et boutons-poussoirs : schéma et câblage

Une lumière commandée de nombreux endroits avec de simples boutons-poussoirs : le principe du télérupteur et son câblage.

Mis à jour le 5 octobre 2026

Pratique de câblage, pas texte de la norme. Ce guide décrit une pratique de câblage ; la norme NF C 15-100 fixe d'autres exigences (protection, sections, volumes…). Le professionnel reste responsable de son installation.

La NF C 15-100 est une norme protégée (AFNOR / UTE) : ce guide reformule des valeurs relevées dans des guides publiés par des fabricants et par la filière, sans reproduire le texte de la norme. Les sources peuvent diverger ; la version applicable dépend de la date du permis de construire ou de la déclaration du chantier. Quand un point est incertain, le guide écrit « à vérifier dans la norme en vigueur ».

La réponse en bref. Un télérupteur est un relais à impulsion : chaque appui sur un bouton-poussoir (BP) bascule l'éclairage et le télérupteur garde sa position. On peut brancher autant de BP que l'on veut, en parallèle. Repérage courant des bornes : A1 reçoit le retour des BP, A2 le neutre de la bobine, 1 la phase d'alimentation du contact et 2 la sortie vers les lampes. À vérifier sur la fiche du modèle.

Le principe

Les BP ne portent qu'un signal de commande : la phase les alimente et leur retour va à la bobine du télérupteur (A1). Le contact, lui, est traversé par le courant de la lampe. L'appareil est modulaire ; il possède aussi une commande manuelle.

  • La phase alimente en permanence les BP et la borne 1 du contact.
  • Le neutre va à la bobine (A2) et directement aux luminaires ; la terre va directement aux luminaires.
  • Un télérupteur unipolaire coupe la phase seulement, jamais le neutre.
  • Un modèle bipolaire a deux contacts et six bornes (phase et neutre, ou deux circuits) : le rôle de chaque borne est à confirmer sur la fiche de la marque.
Schéma de principe d'un télérupteur unipolaire avec deux boutons-poussoirsLa phase alimente deux boutons-poussoirs en parallèle et la borne 1 du contact du télérupteur. Le retour des boutons va à la borne A1 de la bobine. Le neutre va à la borne A2 et directement à la lampe. La borne 2 du contact envoie le retour lampe vers le point lumineux.BP 1BP 2TélérupteurLampeA1A212Phase (aux BP et à la borne 1)retour BPretour lampeNeutre : à A2 et directement à la lampe

Couleurs d'illustration (phase en rouge, neutre en bleu, retours et navettes en autres couleurs). La seule règle de couleur est : neutre en bleu, terre en vert et jaune, phase et retours en toute autre couleur. La terre n'est pas dessinée, pour garder le schéma lisible : elle va directement aux luminaires.

Conducteurs et sections

Liaisons d'un télérupteur avec boutons-poussoirs (conducteurs de 1,5 mm²)
LiaisonConducteursSection
Entre les boutons-poussoirsPhase et retour BP, plus la terre : câble 3G1,51,5 mm²
Boutons-poussoirs vers le télérupteurRetour BP vers A1 (la phase des BP vient du circuit d'éclairage)1,5 mm²
Télérupteur vers le luminaireRetour lampe (borne 2), neutre et terre1,5 mm²

Nombres de conducteurs déduits du principe de câblage : à adapter à votre cheminement. Avec un BP à voyant, le neutre est ramené aux BP : un conducteur de plus.

Prises commandées

Une prise commandée par un interrupteur ou un va-et-vient est limitée à deux par commande, dans la même pièce, avec terre et obturateurs ; elles sont interdites dans la salle de bain, la salle d'eau et les WC, et comptent chacune pour un point d'utilisation. Au-delà de deux, on passe par un télérupteur ou un contacteur. Les sources relevées divergent légèrement (certaines pages parlent de « au-delà de 3 ») : retenez deux, à vérifier dans la norme en vigueur.

Usage de câblage et exigences de la norme

Usage de câblage (bonne pratique de métier)

  • BP en parallèle : on en ajoute autant que de points de commande, sans autre modification du télérupteur.
  • Un BP à voyant demande le neutre ; vérifiez la compatibilité du voyant avec le télérupteur et la charge.
  • Garder la commande manuelle accessible au tableau pour dépanner.

Exigences de la norme NF C 15-100 (valeurs relevées dans les guides de la filière)

  • Section minimale de 1,5 mm² pour un circuit d'éclairage.
  • Disjoncteur de 16 A au maximum (10 A conseillé), protection différentielle 30 mA ; le type de DDR (AC ou A) pour l'éclairage varie selon les sources : à vérifier dans la norme en vigueur.
  • Huit points d'utilisation au plus par circuit d'éclairage.
  • Appareillage de commande de 10 A au moins, qui coupe la phase, posé côté ouverture de la porte, axe à 1,20 m environ (plage de 0,90 m à 1,30 m), fixé à vis.
  • Couleurs : neutre uniquement en bleu, terre uniquement en vert et jaune, phase et retours en toute autre couleur.

Erreurs fréquentes

  • Oublier le neutre sur A2. La bobine ne reçoit aucun ordre : le télérupteur ne bascule jamais.
  • Câbler les BP sur le neutre au lieu de la phase d'alimentation.
  • Confondre la bobine (A1, A2) et le contact (1, 2). La bobine ne supporte pas le courant de la lampe, le contact ne reçoit pas de commande.
  • Compter sur un état connu. Le télérupteur garde sa position : la lampe peut rester allumée après un appui oublié ; la commande manuelle sert à le remettre en position.
  • Utiliser le repérage d'une autre marque, surtout sur un bipolaire.

Ce que vérifie Ohmaly

Dans Ohmaly. Ohmaly propose des boutons-poussoirs dès quatre commandes sur un même point lumineux, compte les télérupteurs à prévoir dans le métré, et avertit quand plus de deux prises commandées dépendent d'une même commande (et quand une prise commandée est posée dans les WC ou la salle de bain). Il ne contrôle pas le repérage des bornes ni le câblage réel du télérupteur.

Sources et pour aller plus loin

Voir aussi : tous les guides, les fonctionnalités d'Ohmaly.

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